Metroid Prime 4: Beyond arrive avec une question simple pour les fans : le jeu tient-il la promesse d’un vrai retour à la série, ou reste-t-il trop prudent après une attente aussi longue ? Les premiers retours vont dans le même sens. Le jeu paraît solide, fidèle à l’ADN Prime, mais son confort change nettement selon la console. Sur Switch 1, la priorité va à la stabilité. Sur Switch 2, la netteté et la visée donnent une sensation plus vive.
Verdict du test : un Metroid Prime solide, mais pas une révolution
Le point rassurant, c’est que Metroid Prime 4 semble comprendre ce qu’on attend d’un Prime. Exploration en vue subjective, progression par capacités, observation de l’environnement, combats tendus contre les boss et sensation de solitude contrôlée restent au centre du jeu. L’ensemble cherche d’abord à retrouver une formule claire, lisible et bien tenue. Il ne bouscule pas la série, il la remet en marche proprement.
C’est aussi ce qui limite l’effet de surprise. JVmag le décrit comme un jeu « solide mais classique », et la formule résume bien le ressenti. Le titre coche beaucoup de cases attendues, sans chercher à tout réinventer. Les joueurs qui découvrent Metroid y trouveront une porte d’entrée nette vers le Metroid-like en 3D. Les fans, eux, regarderont surtout le level design, la progression et la manière dont le jeu entretient le mystère sans casser le rythme.
En pratique, le test se lit ainsi : oui, le jeu est recommandable si vous voulez une aventure d’exploration exigeante et fidèle à la licence. Il faut simplement accepter qu’il joue la sécurité. Pour ceux qui attendaient une rupture forte dans la formule Prime, le constat sera plus nuancé. Pour ceux qui voulaient surtout retrouver cette sensation très particulière de progression, de scan et de tension, le contrat paraît rempli.
Switch 1, Switch OLED, Switch 2 : les vraies différences de confort
La comparaison technique est centrale, car elle change directement l’immersion. Selon Jeuxvideo.com, la version Switch 1 tient très bien sur la fluidité, avec aucune chute de framerate relevée, même dans les situations chargées. Dans un jeu où l’on scanne, vise, esquive et observe en permanence, c’est un point décisif. Une animation instable aurait immédiatement pesé sur les combats comme sur l’exploration.
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En mode docké sur Switch 1 : stable, mais moins net
Le principal compromis sur Switch 1 concerne l’image en grand écran. En mode docké, Jeuxvideo.com note que la résolution tire l’image vers le bas, que les textures paraissent plus floues et que l’ensemble perd en netteté. Ce n’est pas rédhibitoire si l’on privilégie la stabilité, mais l’écart se voit dans les décors détaillés, les zones lointaines et les surfaces métalliques typiques de l’univers Metroid.
L’impression ressemble à une scène observée à travers une jumelle mal réglée. Tout est bien là, les volumes se lisent, les silhouettes aussi, mais la micro-information manque. Or, dans Metroid Prime, cette précision compte. Un reflet, une aspérité, une porte en retrait ou un élément scannable peuvent orienter l’exploration. L’image reste jouable, mais elle fatigue davantage l’œil et rend la lecture de l’espace un peu moins naturelle.
En portable sur Switch OLED : le meilleur visage de la Switch 1
Le mode portable sur Switch OLED s’en sort beaucoup mieux. Toujours selon Jeuxvideo.com, le rendu y reste impressionnant et très agréable, l’écran OLED compensant en partie l’absence de HDR. Sur un écran plus petit, les limites de résolution se perçoivent moins, tandis que le contraste renforce l’ambiance. Pour un joueur qui n’a qu’une Switch 1 ou une Switch OLED, c’est probablement la configuration la plus flatteuse.
Le constat est simple. Switch 1 dockée mise sur la stabilité, au prix d’une image moins fine. Switch OLED portable offre le visage le plus séduisant de cette génération, car le format compense les limites du rendu. Et Switch 2 va plus loin encore, avec un meilleur confort global. Le jeu ne change pas de fond, mais la manière de le lire, de le viser et de le parcourir, oui.
| Version | Points forts | Limites | Profil conseillé |
|---|---|---|---|
| Switch 1 dockée | Framerate stable, expérience complète | Résolution plus basse, textures plus floues, netteté réduite | Joueur peu sensible au rendu visuel |
| Switch OLED portable | Rendu agréable, contraste flatteur, immersion renforcée | Pas de HDR, confort limité par la taille d’écran | Joueur nomade ou adepte du portable |
| Switch 2 | Meilleure netteté, chargements plus courts, mode souris | Intérêt surtout visible pour les joueurs exigeants | Joueur cherchant la version la plus confortable |
Gameplay et visée : le mode souris change vraiment la dynamique
Metroid Prime n’est pas un FPS classique. La visée compte, mais elle s’inscrit dans un rythme plus hybride : observation, verrouillage, esquive, gestion de l’espace et lecture des patterns ennemis. Dans Metroid Prime 4, la visée au stick reste praticable sur Switch 1, selon Jeuxvideo.com. Le jeu n’exige donc pas une précision de compétition pour fonctionner, et les combats contre les boss restent engageants.
La visée au stick reste correcte, mais moins réactive
La limite apparaît surtout face aux projectiles, aux ennemis mobiles ou aux situations où il faut réajuster la cible très vite. La visée au stick offre un contrôle suffisant pour progresser, mais elle paraît moins immédiate que le mode souris de la Switch 2. Le jeu ne devient pas radicalement différent, mais la nervosité des affrontements change. Sur Switch 2, on réagit plus vite. Sur Switch 1, on anticipe davantage.
Cette différence modifie aussi la manière de jouer. Avec une visée moins réactive, on se place plus prudemment, on utilise davantage les couverts et on accepte un tempo plus méthodique. Avec le mode souris, les combats gagnent en souplesse et en agressivité. Pour un joueur habitué aux FPS modernes, la version Switch 2 prend donc un avantage concret, pas seulement théorique.
Des boss satisfaisants, si l’on accepte le classicisme
Les combats contre les boss semblent remplir leur rôle : tester l’observation, la mobilité et la maîtrise des outils de Samus. Le plaisir vient moins d’une difficulté punitive que de la compréhension progressive des ouvertures. C’est très Prime dans l’esprit : scanner, repérer un point faible, ajuster sa stratégie, puis transformer une menace imposante en mécanisme lisible. Ceux qui aiment les affrontements clairs, mais tendus, devraient y trouver leur compte.
Exploration, progression et complétion : le cœur Metroid-like reste central
La vraie question n’est pas seulement de savoir si Metroid Prime 4 tourne bien, mais s’il explore bien. La série repose sur une promesse particulière : donner au joueur l’impression qu’il se perd, tout en construisant une logique de retour, de raccourcis et de révélations. La structure Metroidvania fonctionne quand une zone déjà traversée devient soudain nouvelle grâce à une capacité, un indice ou un changement de lecture.
Les mentions de zones comme la Vallée Del Sol, de systèmes d’indice et d’objectifs réguliers suggèrent une volonté de guider sans retirer totalement le plaisir de fouiller. L’équilibre est délicat. Trop d’assistance casse la solitude. Trop peu de direction peut rendre les allers-retours lourds, surtout si les transitions entre zones s’étirent. Sur ce point, la Switch 1 part avec un désavantage : les temps de chargement y sont plus longs que sur Switch 2, ce qui pèse sur le rythme quand on vise la complétion à 100%.
Gamekyo insiste aussi sur un point important, à savoir l’intérêt d’un testeur qui va, si possible, jusqu’au 100% et accompagne son avis de preuves visuelles. C’est pertinent ici, car un simple passage sur l’histoire principale ne suffit pas toujours à juger la qualité de l’exploration. La valeur d’un Prime se révèle souvent dans les détours : objets cachés, scans optionnels, routes optimisées et secrets qui récompensent la mémoire spatiale.
Héritage de la série : entre fidélité assumée et prudence créative
Metroid Prime porte un héritage lourd. Le premier épisode, arrivé sur GameCube en 2003 selon JVmag, avait réussi un basculement risqué vers la 3D. Les trois premiers opus ont ensuite été réunis dans Metroid Prime Trilogy sur Wii en 2009, ce qui a consolidé une formule mêlant aventure, tir, scan et exploration labyrinthique. Metroid Prime 4 arrive donc face à une mémoire très précise chez les fans.
La comparaison ne s’arrête pas à la sous-série Prime. Metroid Fusion et Metroid Dread rappellent l’importance du rythme, de la tension et des objectifs réguliers en 2D. Metroid: Other M, plus controversé dans l’histoire de la licence, montre à quel point l’équilibre entre narration, contrôle et identité de Samus peut diviser. Metroid Prime 4 semble choisir une voie plus sûre : rester lisible comme un Prime avant de chercher à redéfinir la licence.
Ce choix peut être vu comme une qualité ou comme une limite. Pour un joueur qui attendait d’abord le retour d’une sensation perdue, c’est rassurant. Pour celui qui espérait un saut comparable à celui de la GameCube, c’est forcément plus frustrant. En l’état, le jeu paraît moins important pour ce qu’il invente que pour ce qu’il stabilise : une aventure Prime moderne, techniquement tenue, plus confortable sur Switch 2, mais encore jouable sur Switch 1.
Faut-il acheter Metroid Prime 4 sur Switch 1 ou Switch 2 ?
Si vous possédez seulement une Switch 1, Metroid Prime 4 ne semble pas à éviter. Le framerate stable et l’absence de chute relevée par Jeuxvideo.com sont des arguments solides, surtout pour un jeu d’exploration en vue subjective. En revanche, il faut accepter une image moins nette en docké, des textures plus floues et des chargements plus longs. Le jeu reste cohérent, mais le confort n’est pas maximal.
Si vous avez le choix, la Switch 2 apparaît comme la version à privilégier. Les temps de chargement plus courts améliorent les allers-retours, la netteté renforce la lecture des environnements et le mode souris rend la visée plus réactive. Ce ne sont pas de simples détails techniques. Dans un Metroid Prime, voir mieux, viser plus vite et attendre moins longtemps change réellement la sensation de jeu.
Le verdict se résume donc simplement : Metroid Prime 4 mérite l’attention des amateurs de la série et des joueurs curieux de découvrir un Metroid-like en 3D. Sur Switch 1, c’est une version respectable et stable. Sur Switch OLED en portable, elle gagne en charme. Sur Switch 2, elle trouve son meilleur équilibre entre fluidité, précision et confort d’exploration.
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