Un candidat envoie sa candidature un matin chez Korleon’Biz. Le soir, il a déjà une réponse. Entre le premier échange et la décision, il arrive que moins de 24 heures s’écoulent : c’est le rythme que revendique l’agence de Julien Jimenez, consultant SEO installé à Lyon.
Sur le site jimenezjulien.net, il présente son activité indépendante menée depuis 2009, aux côtés de Korleon’Biz, l’agence qu’il a fondée au début des années 2010. Netlinking, audit dit « 360 », SEO technique, stratégie de contenu : ses domaines affichés couvrent large. Et un sujet plus rare que les autres : Google Discover.
Un flux que peu de référenceurs décryptent
Google Discover n’est pas un moteur de recherche. L’utilisateur ne tape aucune requête : le flux de recommandations s’affiche directement sur l’application Google mobile, alimenté par ce que l’algorithme devine de ses centres d’intérêt à partir de son historique et de ses habitudes de navigation. Un site peut y capter des dizaines de milliers de visites en quelques jours, puis retomber à zéro la semaine suivante. Cette volatilité rend le canal difficile à piloter et personne, sur ce terrain, ne peut promettre un résultat garanti.
C’est justement ce qui explique pourquoi si peu de consultants s’y attardent. Le netlinking ou l’audit technique reposent sur des leviers identifiables : liens, balises, temps de chargement, structure de site. Discover, lui, dépend de signaux d’engagement (images, titres, fraîcheur du contenu) que Google ne détaille pas et qui bougent sans prévenir. Beaucoup de référenceurs préfèrent donc concentrer leurs audits sur le trafic issu de la recherche classique, plus stable à mesurer et à facturer.
Une méthode en trois temps
Julien Jimenez affiche une méthode découpée en trois étapes : audit et stratégie d’abord, mise en œuvre ensuite, croissance mesurée enfin. Appliquée à Discover, cette logique suppose de vérifier d’abord les fondamentaux techniques du site (vitesse, indexation, balisage), puis d’ajuster les formats et le rythme de publication, avant de suivre les variations de trafic dans la durée plutôt que sur un seul pic. Son profil de référenceur technique, formé depuis la fin des années 2000, colle à cette approche : Discover récompense d’abord les sites qui n’ont pas de trou dans leur base.
Ses domaines de travail affichés se recoupent d’ailleurs :
- netlinking, sa spécialité la plus ancienne
- audit SEO complet, dit « 360 »
- SEO technique : vitesse, indexation, balisage
- Google Discover, le sujet le plus rarement traité par la profession
Un profil formé dans la durée
Cette rareté tient aussi à un parcours. Dès 2007, Julien Jimenez positionnait des sites sur des requêtes concurrentielles dans le top 3 de Google, avant de se déclarer consultant indépendant en 2009. Il a fondé Korleon’Biz au début des années 2010 : premier salarié en 2013, une dizaine de salariés en 2016, une équipe majoritairement à distance réunie lors de séminaires, avec des clients comme CuisineAZ ou 1001Pharmacies. En 2018, il lance NextLevel.link, une plateforme de netlinking revendiquant aujourd’hui plus de 20 000 sites utilisateurs et environ 2 millions de liens orchestrés.
Il intervient aussi en conférence : le 7 avril 2023, il donnait « La ténacité au service de la passion » à la Warehouse de Nantes, pour l’événement Webisland. Un 13 avril, il était à Orléans pour SEO By Night, aux côtés de Romain Miikula pour la séance de questions. Il propose également des formations SEO, et compte 14 recommandations LinkedIn de professionnels du secteur.
Sur le recrutement, il résumait la difficulté du métier dans une interview donnée à e-works.fr : « En tant qu’agence, recruter des référenceurs qualifiés devient un vrai défi. » Une phrase qui vaut aussi pour une spécialité comme Discover : peu de référenceurs la travaillent sérieusement, faute de repères stables sur lesquels s’appuyer.