Bel'Donne, Place de Verdun, 38580 Allevard

Plus qu'un cinéma, nous vous proposons des ateliers, animations, festivals et soirées toute l'année !

Les évènements du cinéma Bel'Donne à Allevard

Pour la première fois, le cinéma Bel'donne s'associe aux cinémas Jean Eustache (Pessac) afin de vous proposer des visio-conférences en direct ou en différré en complément de la projection de films. Cette intiative baptisée Unipop a pour but de rendre la connaissance accessible à tous et qu'elle soit acquise grâce à des médiateurs passionnés. 

Nous proposons un cycle de 11 rencontres (une par mois à partir de septembre). 

 

Nous vous proposons un abonnement individuel Unipop à 15€ + 5€ le film (l'abonnement est valable tout au long de la saison 2021-2022 et sur les cinémas de Pontcharra et d'Allevard).

Pour les non-abonnés, le tarif est de 8€ par séance (le prix comprend la conférence et le film)

Contre marque (ticket CE, ciné chèque, pass région...) et carte du cinéma acceptée + 3€

Le programme des rencontres sur Pontcharra est disponible sur Cinéma Jean Renoir à Pontcharra (cinejeanrenoir.fr).

Jeudi 23 septembre 2021 à 18h30 

Film (en avant première) : Montand est à nous d’Yves Jeuland ; 2021 ; 1h40 ; Documentaire

Rencontre (animée par François Aymé) : Auteur de nombreux documentaires historiques et politiques, Patrick Rotman raconte dans son livre « Ivo & Jorge » (Grasset, mars 2021) l’amitié entre deux hommes, unis par leurs combats et une même foi communiste, que tout opposait pourtant : l’intellectuel issu de la grande bourgeoisie madrilène Jorge Semprún, et le fils d’immigrés autodidacte Ivo Livi, qui deviendra Yves Montand.

Grand admirateur d’Yves Montand qu’il parvient à citer ou faire apparaître dans beaucoup de ses documentaires, Yves Jeuland lui consacre enfin un film entier, plus personnel. Après une trentaine de films aux sujets notamment politiques (Paris à tout prixParts de Marchais, À l’Élysée un temps de président) ou cinématographiques (Un Français nommé Gabin et Charlie Chaplin, le génie de la liberté coréalisés avec François Aymé…), il embrasse dans Montand est à nous les visages multiples et fascinants d’un personnage qui aura marqué son temps de son aisance, de son charisme et de ses engagements. Loin de l’exercice d’admiration hagiographique, le documentaire, tout en images d’archives et extraits de concerts et de films, éclaire et décrypte le parcours hors normes de l’artiste et dévoile aussi un Montand intime méconnu et inquiet.

Journaliste notamment aux manettes de l’émission Le Grand Atelier, qui donne chaque dimanche carte blanche à un invité sur France Inter, Vincent Josse s’est associé à Yves Jeuland dont il partage la passion pour Montand pour écrire ce portrait de l’artiste.

Jeudi 7 octobre à 18h30

Film (en avant première) :  Illusions perdues de Xavier Giannoli ; 2021 ; 2h00

Rencontre (animée par François Aymé) : De l’ambition, de l’ampleur et du souffle ! Rien que cela. On se réjouit, qu’enfin, le cinéma français retrouve un certain culot et s’empare du grand écran pour retracer un vaste dessein littéraire, historique et social. Avec Illusions perdues, la toute première adaptation de la pièce centrale de La Comédie humaine, Xavier Giannoli n’a pas froid aux yeux. Il se place d’autorité du côté des réussites marquantes d’une tradition française, entre Que la fête commence et Cyrano de Bergerac, entre Tess et Ridicule. Le roman de Balzac est un chef d’œuvre de peinture sociale, entre l’aristocratie, la bourgeoisie et les petites gens. L’auteur croque les orgueils, les vanités, les hypocrisies et les compromissions dans le petit monde de la presse et du spectacle. Xavier Giannoli a tout compris de Balzac. Cette observation si fine et si sarcastique des conventions, ce gouffre invisible et périlleux entre le monde étriqué de la province et le vertige perpétuel de la vie parisienne. Entre jeux de pouvoir et réseaux sociaux d’hier et d’aujourd’hui, Balzac n’en finit pas de résonner avec notre époque. La rencontre entre le cinéaste Xavier Giannoli et l’historien Michel Winock, fin connaisseur de la politique, des idées et de la littérature du XIX° siècle, promet des échanges particulièrement fructueux.

Jeudi 28 octobre à 18h30

Film (en avant première) : De son vivant d’Emmanuelle Bercot ; 2021 ; 2h

Rencontre (animée par François Aymé) : « À l’adolescence, une caméra Paillard-Bolex 8mm, la lecture de Strinberg, l’écoute d’Edgar Varese et la vision de tous les films de Bergman m’ouvrent la voie au cinéma, art pluriel. Voulant devenir cadreur mais cinéphage pressé de rater mes études, après un stage au Laboratoire de Tirages Cinématographiques je deviens peu à peu monteur de cinéastes que j’aimais déjà au lycée (Truffaut, sur lequel je ferai, après sa mort, un court-métrage à propos de l’affaire de la Cinémathèque), et puis d’autres : Makavejev, Pialat, Kahn, Stévenin, Garrel… Ensorcelé par le Japon, je filme pour Arte une fiction où un couple japonais ensorcelé par Passe Montagne rejoint la terre du Jura qui m’avait déjà ensorcelé. J’apprends le japonais et tourne cinq auto-films là-bas. Une quarantaine d’années après l’aventure de la fabrication de Passe Montagne, après avoir tenté d’écrire un scénario sur ce film vécu de A à Z, j’en écrit le Roman : Le Point de vue du lapin. Puis, poussé par Julien Suaudeau, co-écris avec lui un livre sur le montage, Le Spectateur zéro. » Yann Dedet

Jeudi 4 novembre à 18h30

Film (en avant première) : Lingui, les liens sacrés de Mahamat-Saleh Haroun ; 2021

Rencontre (animée par François Aymé) : Il y a un véritable plaisir à retrouver le cinéma de Mahamat-Saleh Haroun. Un cinéma humaniste sans esbroufe, un miroir de l’Afrique, du Tchad qui n’a pour boussole que l’honnêteté intellectuelle et l’empathie pour les personnages. Haroun creuse son sillon, avec constance et ténacité. Mais surtout avec une belle réussite : il fait surgir l’émotion, l’attachement comme les fruits magnifiques de son travail de mise en scène. Le grand changement avec Lingui, les liens sacrés qui succède donc à Daratt ou à Un Homme qui crie, c’est que Haroun se penche ici sur le sort des femmes. Une mère célibataire cherche par tous les moyens à financer l’avortement clandestin de sa jeune fille.  De cette inextricable situation sociale condamnée par la religion et le voisinage, le cinéaste réalise un drame tendu, un suspense à l’africaine où l’on tremble pour deux femmes qui risquent leur vie à tout instant. Haroun pointe l’intrusion des impératifs religieux dans l’intimité la plus stricte et dénonce un patriarcat traumatisant (excision, viol et interdiction de l’avortement). Les actrices Achouackh Abakar et Rihane Khalil Alio livrent une interprétation exceptionnelle de justesse.

Jeudi 9 décembre à 18h30

Conférence (animée par François Aymé) : Y a-t-il encore à découvrir sur « Cyrano de Bergerac » qui, plus de 125 ans après sa création, continue d’enflammer les planches ? Retour sur la pièce la plus jouée dans le monde : des véritables origines du personnage de Cyrano, en passant par le contexte d’écriture de ce chef d’œuvre, ainsi que son succès retentissant. Une plongée dans la vie d’Edmond Rostand et de son héros, où Thomas Sertillanges use de films et d’illustrations pour proposer un regard historique et littéraire sur ce grand classique. Une conférence audiovisuelle d’1h30 où le public a la parole (et pourra s’essayer à La Tirade des Nez !).

Présentation de l'intervenantThomas Sertillanges a une dizaine d’années lorsqu’il découvre Cyrano de Bergerac : une figure théâtrale qui ne le quittera plus. Le désir de partager sa passion avec le plus grand nombre le conduit à donner des conférences, organiser des expositions et écrire la première biographie illustrée : « Edmond Rostand, les couleurs du panache » (Atlantica). Créateur du « Festival Edmond Rostand » en 2018, il organise une trentaine d’événements, principalement à Paris et à Marseille. En 2020, il est nommé chevalier des Arts et Lettres par le ministère de la Culture qui salue ainsi son action en faveur de l’auteur français.

Film : Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau ; 1990 ; 2h15

Jeudi 13 janvier à 18h30

Conférence Léonard de Vinci définit la peinture dans une formule célèbre comme cosa mentale, littéralement vue de l’esprit. On ne figure que ce que l’on perçoit ou imagine, et l’on n’imagine et ne perçoit que ce que l’habitude nous a enseigné à découper dans la trame de nos rêveries et à discerner dans le flux des impressions sensibles. Ce chemin visuel que nous effectuons spontanément dans les plis du monde est déterminé par notre éducation, notre biographie, notre fantaisie individuelle. À la manière des pionniers de la grammaire comparée mettant au jour les règles de l’invention langagière, Philippe Descola pose magistralement les bases théoriques d’une anthropologie de la figuration. Une pensée qui intéressera non seulement les anthropologues, les philosophes, les historiens de l’art, mais aussi tous ceux pour qui l’image, sa morphologie, sa magie, est le lieu d’interrogations toujours renouvelées.

Présentation de l'intervenant : Médaille d’or du CNRS, professeur émérite au Collège de France, Philippe Descola développe une anthropologie comparative des rapports entre humains et non-humains qui a révolutionné à la fois le paysage des sciences humaines et la réflexion sur les enjeux écologiques de notre temps.

Film : Composer les mondes d’Eliza Levy ; 2020 ; 69min ; Documentaire

Jeudi 10 février à 18h30

Conférence : Le conflit du Karabagh est issu des tensions intra-soviétiques exacerbées par les indépendances. Mais l’impossibilité de l’apaisement a des racines profondes. Le risque d’être chassés d’une terre ancestrale réveille chez les Arméniens la hantise du génocide de 1915, nié par la Turquie, suivie par son allié azerbaidjanais. Le génocide est la mémoire commune à l’Arménie et à une diaspora dont l’influence en Occident fait contrepoids à la supériorité militaire turco-azérie, et à la nouvelle entente russo-turque. Ce lien entre le foyer et les communautés dispersées est au cœur de la conscience collective. Longtemps entretenu par une Église indépendante, il s’est sécularisé et a favorisé le mouvement démocratique, majoritaire depuis 3 ans, ce qui fait exception dans la région.

Présentation de l'intervenant : Ancien élève de l’ENS, agrégé de philosophie, Michel Marian a été maître de conférences en philosophie politique à Sciences Po Paris. Il collabore à la revue Esprit et a notamment publié Dialogue sur le tabou arménien (avec Ahmet Insel, éd. Liana Lévi, 2009) et Génocide arménien. De la mémoire outragée à la mémoire partagée (Albin Michel, 2015). Son dernier livre, L’Arménie et les Arméniens en 100 questions : les clés d’une survie est paru aux éditions Tallandier en 2021.

Film : Si le vent tombe de Nora Martirosyan ; 2020 ; 1h40

Jeudi 10 mars à 18h30

Conférence : Fin 1940. Un producteur allemand, Alfred Greven, crée dans Paris occupé la société de production Continental Films, et enrôle les plus célèbres vedettes (Danielle Darrieux, Fernandel, Raimu, Harry Baur) et des cinéastes de renom (Marcel Carné, Maurice Tourneur, Henri Decoin, H-G. Clouzot). Durant les quatre années d’Occupation, la Continental produit trente films, dont certains chefs d’œuvre, comme Les Inconnus dans la maison ou Le Corbeau. Le travail de Christine Leteux raconte de l’intérieur l’histoire de cette société et de celles et ceux qui y ont travaillé, grâce à des archives allemandes et françaises inédites. Un éclairage nouveau est apporté au climat délétère au sein de la Continental, au voyage des artistes à Berlin en mars 1942, ou à la mort mystérieuse d’Harry Baur.

Présentation de l'intervenant : Docteure en sciences, chercheuse, traductrice notamment de l’incontournable La Parade est passée de Kevin Brownlow, Christine Leteux a signé le premier ouvrage consacré au pionnier du cinéma Albert Capellani et la première biographie approfondie de Maurice Tourneur. Son livre Continental Films – Cinéma français sous contrôle allemand (La Tour verte, 2017), préfacé par Bertrand Tavernier, a reçu le Prix du meilleur livre du Syndicat français de la critique de cinéma.

Film : Le Corbeau de Henri-Georges Clouzot ; 1943 ; 1h32

Jeudi 14 avril à 18h30

Conférence : Les conflits qui meurtrissent l’Afghanistan depuis l’invasion soviétique en 1979 ne doivent pas se lire comme un éternel recommencement des guerres afghanes du XIXème siècle. Les acteurs sont bien plus divers et le mythique « grand jeu » n’est plus une grille de compréhension adéquate. Des facteurs externes et internes, les uns anciens, les autres radicalement nouveaux (la révolution islamique, la géostratégie pétrolière et gazière régionale, l’antagonisme entre Inde et Pakistan) réalimentent des conflits aux multiples implications. Les composantes de la société afghane qui s’est complexifiée et urbanisée, y sont prises au piège sans pouvoir bénéficier d’un État de droit stable et reconnu.

Présentation de l'intervenant : Professeur honoraire d’histoire en chaire supérieure, Patrick Richet collabore chaque année aux travaux du groupe pédagogique du Festival du film d’histoire de Pessac et à l’Unipop.

Film : Leaving Afghanistan de Pavel Lounguine ; 2019 ; 1h53

Jeudi 19 mai à 18h30

Conférence : Bertrand Dicale propose de revisiter l’une des plus longues et riches carrières de la chanson française. Auteur, compositeur et interprète, le créateur de La Mamma et de tant d’autres titres à l’immense succès populaire a traversé de longues années d’adversité avant de connaître la gloire et la célébrité. Un parcours unique, celui d’un homme qui s’est entendu dire à ses débuts qu’il n’avait ni le physique ni la voix d’un chanteur, avant de faire siennes les plus grandes scènes du monde. À l’image des plateaux de cinéma, où il s’illustra dans quelques films célèbres (Un taxi pour TobroukTirez sur le pianisteLe Tambour), ou la télévision, mais aussi les affaires, car Aznavour a compris avant son temps et ses contemporains l’intérêt d’être son propre éditeur musical et producteur. Et celui d’autres aussi…

Dans son livre, Bertrand Dicale fait revivre des tranches de vie de l’artiste à travers les rencontres, chansons et films qui composèrent un parcours de presque cent ans de vie et de scène, qu’il parsème aussi de quelques anecdotes étonnantes sur un personnage complexe et secret.

Présentation de l'intervenant : Journaliste et critique musical spécialiste de chanson française, Bertrand Dicale est auteur pour le magazine « La vie secrète des chansons » présenté par André Manoukian sur France 2, et a signé de nombreux ouvrages et biographies de chanteurs (Juliette Gréco, Serge Gainsbourg…) dont « Tout Aznavour » sorti chez First en 2017.

Film : Tirez sur le pianiste de François Truffaut ; 1960 ; 1h30

 Jeudi 9 juin à 18h30

Conférence Un physique quelconque, frêle et chétif, presque ingrat : difficile de croire que ces adjectifs s’appliquent à l’un des danseurs les plus étincelants, prodigieux et charmeurs qu’ait connu le 20ème siècle. Lui qui débuta en duo avec sa sœur Adèle fut par la suite le partenaire des plus belles étoiles d’Hollywood, de Cyd Charysse à Rita Hayworth ou Audrey Hepburn ; mais c’est pour le couple qu’il a formé avec Ginger Rodgers qu’il laisse à l’évidence la marque la plus durable et prégnante dans l’histoire du cinéma. Et surtout dans celle de la comédie musicale, ce genre qui lui doit son premier âge d’or et qu’il a porté à des sommets de ravissement et de raffinement inégalables. Ses numéros de chant, danse ou claquettes ont éternellement gravé sur les pellicules la plus haute idée de l’élégance humaine. Infatigable et perfectionniste, doté d’une inébranlable exigence, Fred Astaire fut loué en son temps par les plus grands danseurs du monde, de Balanchine à Barychnikov. Jusqu’à son unique et véritable rival, Gene Kelly, qui avait un jour prédit : « Dans cinquante ans, le seul danseur de notre temps dont on se souviendra sera Fred Astaire. »

Présentation de l'intervenantEn 1979, N. T. Binh rejoint la revue de cinéma Positif, où il s’affirme par sa connaissance du cinéma hollywoodien. Véritable activiste au service des œuvres et des cinéastes, ancien distributeur, enseignant mais aussi auteur de documentaires et de livres sur le cinéma, N.T. Binh a été commissaire d’expositions pour Musique et cinéma, le mariage du siècle ou Comédies musicales, la joie de vivre du cinéma à la Philharmonie de Paris.

Film Tous en scène de Vincente Minnelli ; 1954 ; 1h52

Actualité Cinéma

Événements

Actu ciné, avant première, évènements, découvrez toute l'actualité du Bel'Donne.

Le cinéma

Le cinéma

Votre cinéma Bel'Donne, les salles, l'équipement, infos...

Les tarifs du cinéma

Contact

Contactez votre Bel'Donne, formulaire de contact, plan d'accès...